Mot de l’évêque

8 octobre 2015

RCF, 2 octobre 2015

Réunion à Paris de la commission pour la mission universelle de l’Eglise

Dans la commission épiscopale pour la mission universelle de l’Eglise, il y a un groupe de travail autour de la question des migrants. Nous avons partagé sur la situation contradictoire des réfugiés : la France décide d’en accueillir aux alentours de 30 000, mais en même temps 500 000 personnes se présentent aux portes de l’Europe ; ces portes ne seront vraiment jamais étanches : que vont devenir ceux qui seront en Europe sans être dans les contingentements reconnus par les états ? Attention aussi à tous les bruits qui courent, notamment qu’il n’y a pratiquement pas de femmes, qu’il n’y a que des hommes célibataires, d’un certain niveau social : un comptage qui a été effectué en Croatie et en Grèce montre qu’il y a 66% de familles ; il y a en revanche une tranche d’âge de 17 à 25 ans probablement de célibataires, mais pas du tout une masse. Attention donc aux films trompeurs ou même truqués dans ce domaine !

Mais d’autres problèmes se posent : pour accueillir les réfugiés, nous allons laisser en attente des gens qui déjà, depuis des années, attendent des appartements HLM ou des logements possibles ; ils verraient passer devant eux des réfugiés accueillis. Comment faire ? Je n’ai aucunement de réponses, mais, les problèmes réels sont là.
Par ailleurs, lorsque nous allons voir arriver ces masses en situation irrégulière, comment allons-nous réagir ? Refuserons-nous d’accueillir ces personnes hors contingentement ou leur ouvrirons-nous quand même nos portes ? C’est une question fondamentale. L’Eglise prendra sa part mais il faut absolument qu’on puisse dialoguer avec l’Etat pour arriver à un accueil véritable.

En même temps, je sens combien les chrétiens sont réticents dans de nombreuses paroisses, pour un véritable accueil de l’autre. Et je ne peux que redire cette phrase de Jésus au moment du Jugement dernier : « Allez vous en loin de moi maudits, car j’étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli » Cette phrase doit nous faire réfléchir sur la manière dont nous accueillons nos frères.
Nous assistons à un véritable mouvement migratoire, peut-être même semblable à ceux que l’Europe a connu aux premiers siècles. Allons-nous accueillir ou pas toute cette masse qui nous arrive en Europe ? Vouloir fermer nos frontières aujourd’hui est une utopie, car nos frontières ne peuvent plus se fermer. Même à Calais : malgré les millions d’euros donnés par les Anglais, et la volonté des polices françaises, la frontière n’est pas étanche. Regardons de manière plus profonde comment mettre fin à la source même de ce flux migratoire qui nous vient du Moyen Orient.

Passage des reliques de Sainte Thérèse et de ses parents , à l’occasion du synode sur la famille

Ce qui est intéressant ce n’est pas un reliquaire comme tel ! Je sais que certains chrétiens sont allergiques à toute relique, mais, pour moi ce ne sont pas du tout des ossements que nous allons vénérer, mais plus profondément, c’est rendre grâce à Dieu pour des couples qui ont su se sanctifier au cœur même d’une vie familiale ordinaire…avec toutes ses limites, car Monsieur et Madame Martin avaient certes de grandes qualités humaines, mais aussi leurs défauts… la petite Sainte aussi, et maintenant, elle fait un bien merveilleux par toute la terre.

A l’occasion du synode sur la famille, les enjeux sont extrêmement importants : nous sommes dans une période de mondialisation et la culture familiale n’est pas toujours la même en terre africaine, américaine, asiatique ou européenne. Comment parler, au cœur de toute l’Eglise, de situations aussi différentes sans choquer les uns ou les autres ? Il y a là un enjeu extrêmement important. Comment ne pas faire confiance à l’Esprit Saint, en priant tous les Saints du Ciel ! Les parents Martin sont un peu ceux que le bon Dieu a fait sortir sur le balcon du Paradis pour nous les montrer en exemple. Puissions-nous prendre la famille Martin en exemple et c’est avec joie que nous accueillerons les restes humains des parents Martin et de la petite Sainte qui passeront au retour du synode, avant de partir à Valencia où le miracle qui permit leur canonisation a été accompli. Ceux qui veulent sont invités soit à Venasque le jeudi 29 octobre à partir de 17h45, soit le vendredi 30 avec prière personnelle, Messe, animation, conférence, soit encore le vendredi 30 à Bollène dans la soirée.

Session des évêques sur le thème « Pasteurs selon mon cœur »

C’est une session de la Province de Marseille à laquelle se sont joints des évêques d’autres Provinces.
Nous avions voulu tester nous-mêmes des sessions de formation proposées aux prêtres par 2 organismes : Talenthéo et l’équipe dirigeant les cours Alpha. Lors de cette troisième session que nous venons d’avoir à Lambesc au Foyer de charité de Sufferchoix , nous avons fait un premier bilan qui nous a permis de progresser du côté des équipes (de Talenthéo et des cours Alpha) pour préciser davantage ce qui était attendu par les évêques de France pour ces sessions de formation de prêtres qui semblent se multiplier comme à Toulouse ou Paris.
Il est beau de voir le désir des pasteurs de se former davantage pour toujours mieux répondre à ce que Dieu souhaite pour son Eglise aujourd’hui.

Association privée de fidèles de Priscille et Aquila

Cette association de fidèles existe déjà depuis plusieurs années, mais voici la reconnaissance officielle des statuts et des constitutions dont j’ai signé les documents hier, Fête de la petite Sainte. Mais c’est le 2 octobre, en la Fête des Saint Anges gardiens que je vais donner officiellement à la communion Priscille et Aquila ses statuts et ses constitutions ad experimentum pour 3 ans. En même temps, cette association rayonne déjà en de multiples diocèses (17 environ), où il y a des couples disciples missionnaires qui veulent vivre la dimension missionnaire en couple et en famille. Je me réjouis de la vitalité de cette association, comme d’ailleurs de l’association Enfance et Sainteté qui aura un nouveau colloque fin octobre. Ce sont des associations enracinées en terre de Vaucluse mais qui rayonnent dans la France entière.