Mot de l’évêque

21 septembre 2016

RCF, 16 septembre 2016

Pèlerinage diocésain à Saint Gens

Le diocèse s’est réapproprié le sanctuaire au fond de la vallée.
Dès le vendredi soir, Saint Gens est sorti de Monteux pour passer par Sainte Garde où se trouve le Studium de Notre-Dame de Vie (Saint Didier) ; puis dimanche matin, différentes marches sont parties depuis Sainte Garde, mais aussi depuis Sénanque, Venasque, Saint Didier, Le Beaucet afin de converger vers le sanctuaire de Saint Gens.
Je me suis retrouvé moi même à Sainte Garde où il y avait les porteurs du Saint, qui sont partis en courant (comme pour la fête de Saint Gens), précédés par un cavalier, avec derrière un groupe de laïcs, et 5 jardinières (qui sont des charrettes d’autrefois qui transportaient des personnes). J’ai été très heureux d’aller chercher le Saint dans l’église de Sainte Garde en me disant qu’autrefois il y avait partout de telles voitures pour aller d’un village à un autre.
Ce fut un moment de grâce où tous les chrétiens étaient heureux de se retrouver en cet ancien sanctuaire où progressivement on retrouve la joie de la communion : passer une journée ensemble, franchir la porte sainte de la chapelle, se confesser, partager le repas autour de la chapelle ; puis à 15 heures, il y a eu une Eucharistie qui fut une beau moment de grâce et de communion ; puis progressivement, tout le monde est reparti, heureux de cette journée passée ensemble. Le but de cette rencontre, était de permettre à tous les groupes du diocèse de vivre un grand moment de communion tous ensemble.
L’année prochaine, on envisage une journée de la famille qui elle aussi pourrait avoir lieu à Saint Gens, pourquoi pas !


Début d’année pastorale

Il y a les prêtres qui arrivent dans une nouvelle paroisse : il y a d’abord leur installation qui est toujours un moment important durant lequel l’évêque ou son représentant installe le nouveau curé. Cela signifie : « voilà le pasteur que l’évêque donne pour votre communauté ! » . Souvent alors, le nouveau curé va, durant la première année, regarder, écouter, accueillir les demandes des uns et des autres. Je souhaite surtout que les nouveaux curés s’installent dans une continuité et non pas en faisant chacun sa propre pastorale.
Il faut que les curés acceptent d’écouter ce qui se vit dans leur paroisse, d’écouter les grandes orientations diocésaines et à partir de là, il leur faut marcher au rythme des chrétiens de leur paroisse avant tout changement. Il faut prendre le temps en pensant que ce qu’avait fait le prédécesseur n’était pas si bête que cela, et qu’il faut respecter tous les laïcs ayant pris des responsabilités.
Chaque paroisse a sa spécificité et, progressivement, le pasteur devient vraiment le pasteur de cette paroisse.
En même temps, il nous faut travailler en doyenné car une paroisse n’est pas un diocèse et il est important que dans chaque doyenné, les curés se retrouvent régulièrement pour partager, harmoniser leur manière de faire. Le diocèse est découpé en 8 doyennés correspondant à 8 entités géographiques ; dans chaque doyenné, il y a une vie des prêtres entre eux, vie de communion ; un vicaire épiscopal est chargé d’accompagner en général 1 ou 2 doyennés. Et donc une communion se crée dans un secteur. Nous avons une particularité dans notre diocèse : chaque année, nous avons de nouveaux arrivants ; des gens sont partis pour regagner leur Église d’origine (Afrique, Pologne, Amérique latine) et d’autres arrivent ; cette année, par exemple, nous avons à l’Isle sur la Sorgue, une nouvelle communauté d’origine africaine qui arrive ; d’autres prêtres arrivent de Pologne, d’Afrique. Il faut donc qu’on apprenne à faire Église ensemble pour cette année et pour les années qui viennent.
Je pense, maintenant, que tout le monde a réalisé que nous avons besoin de l’aide extérieure ; nous sommes devenus une véritable terre de mission. Et si nous voulons pouvoir évangéliser, aller aux périphéries, on a besoin d’aide. Chaque année on apprend à faire presbyterium avec tous les prêtres et les communautés religieuses arrivants. C’est le travail du 1er trimestre de chaque année d’arriver les uns les autres à vivre ensemble, dans la joie d’être des disciples missionnaires de Jésus au coeur de notre monde d’aujourd’hui.

Journée de l’instance de la Nouvelle Évangélisation du diocèse

Les mots de Nouvelle Évangélisation sont devenus un épouvantail pour un certain nombre de gens. En réalité, nous avons sans cesse à demander à l’Esprit Saint qu’il convertisse nos cœurs.
Je me souviens d’une réunion de doyenné avec une douzaine de prêtres durant laquelle j’avais essayé de montrer l’importance de se renouveler dans la pastorale ; les uns après les autres disaient avoir déjà essayé sans succès ; je sentais une forme de désespérance ; à la fin, un vieux prêtre de plus de 80 ans a soudainement eu un beau sourire et a regardé tous ses confrères en disant : « Moi, j’ai compris ce que l’évêque essaie de nous dire : il faut qu’on se convertisse »
La Nouvelle Évangélisation a été voulue par Jean-Paul II ; le Pape François, lui, nous pousse plus à la miséricorde et à aller aux périphéries, à la rencontre de tout le monde, pour découvrir les véritables dimensions du Corps du Christ. Il faut arrêter d’être frileux à l’intérieur de nos paroisses. Le Corps du Christ n’est pas enfermé dans nos églises : Il est partout où des hommes et des femmes œuvrent au cœur du monde.
La nouvelle évangélisation commence en se mettant à l’écoute de l’Esprit Saint. Il faut qu’on s’approprie le texte du Pape François « La Joie de l’Évangile »
La mission première de l’instance de la Nouvelle Évangélisation est de s’approprier ce texte pour en vivre réellement.

Le Christ a donné sa vie pour tous les hommes de tous les temps et le salut nous vient par le Christ. Ce qui est merveilleux et que nous fêtons notamment lors de la Fête de Notre Dame des Douleurs, c’est de voir que le Christ a voulu associer sa Mère à ses propres souffrances de manière à ce que la lumière rayonnante du Christ rayonne sur la Vierge Marie de manière à ce qu’elle participe en Lui, au salut du monde. Marie est associée au salut du monde et, au-delà de Marie, Icône de l’Église, chacun de nous est invité à rentrer dans une participation aux souffrances du Christ pour le Corps qui est l’Église .
Mère Teresa avait voulu demander aux malades de prendre dans leur prière une sœur ; une sœur est prise en charge par un malade qui offre toutes ses souffrances qu’il vit pour que la sœur puisse prendre toute sa place dans le Corps du Christ. Ainsi, les liens se tissent entre l’Église souffrante, les consacrés qui sont au cœur du monde etc … Il est merveilleux de voir jusqu’où le Christ a voulu nous associer à son humble salut