Pèlerinage des Pères de familles : en prière avec le chapelet

5 juillet 2008

Cotignac, le 5 juillet 2008

La Vierge Marie nous invite à l’accompagner, avec le rosaire, à travers toutes les merveilles que Dieu ne cesse de faire au cœur de sa création.

Le mystère de l’incarnation ou les mystères joyeux

L’Annonciation

L’ange Gabriel est envoyé pour demander à Marie si elle accepte de devenir la maman de son fils bien-aimé.
Comme Marie, nous aussi nous sommes comblés de grâce, pensons à toutes les merveilles que Dieu a mises en nous, a faites dans nos vies.
Comme en Marie, Dieu a soif de s’incarner en chacun de nous, il a soif de faire sa demeure en chacun de nous, il nous demande de l’accueillir, il attend notre réponse.

Comme Marie, allons-nous répondre : “Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.

Alors, comme pour Marie, l’Esprit Saint vient sur nous, pour nous habiter, nous conduire, faire de nous les saints que le Père attend.
Comme Joseph, entendons l’ange nous dire : “Prends chez toi Marie, car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint”. Accueillons Marie, vivons en sa présence !

La visitation

Comme autrefois avec Elisabeth, Marie ne cesse de se mettre en route pour venir nous visiter.

Dans chacune de nos vies, nous recevons souvent ces visitations de Marie et dès qu’elle nous salue, nous sommes à notre tour remplis de l’Esprit Saint et avec Elisabeth, nous pouvons nous écrier : “Tu es bénie entre toutes les femmes et comment m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?” N’ayons pas peur d’accueillir Marie chez nous ! Et avec Elisabeth, nous pouvons dire également : “Bienheureuse celle qui a cru à ce qui lui a été dit de la part de Dieu”. Demandons-lui de nous donner de partager sa foi !

La naissance de Jésus

Il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie, y a-t-il de la place en nous pour accueillir Marie sur le point d’accoucher ?

Avec Joseph contemplons la naissance de l’enfant Dieu. Il vient dans le silence, la pauvreté, sans faire de bruit. Il en sera toujours ainsi ! Dieu vient sans bruit en chacun de nous. Laissons Jésus naître en chacun de nous, avec les bergers, avec les mages venons l’adorer ! Offrons-lui non plus seulement de l’or comme à notre roi, de l’encens comme à notre Dieu et de la myrrhe pour rendre grâce pour la croix à venir, mais offrons-nous nous-mêmes à lui pour qu’il fasse en nous sa demeure : il est là en nous !

La présentation de Jésus au Temple

Marie et Joseph arrivent au Temple pour offrir leur enfant à Dieu, pour le remercier pour ce don qu’il vient de leur faire. Syméon est là à les attendre, il prend l’enfant dans ses bras et voilà qu’il le dépose en chacun de nos bras. Toi aussi prends l’enfant Dieu dans tes bras, contemple-le, regarde ton sauveur, celui qui t’apporte la lumière ! Laisse sa présence te réchauffer, t’habiter.

La vieille prophétesse est là, elle a connu tout le bonheur que la vie peut donner, elle a connu les joies du mariage, les joies d’une longue vie, mais maintenant, elle témoigne que, par delà tous ces bonheurs humains, seul Dieu peut rassasier le cœur de l’homme, peut rassasier nos cœurs !

Jésus dans son Temple

Depuis trois jours, Joseph et Marie cherchent Jésus, mais où donc est-il ? Nous aussi, nous ne cessons de chercher Dieu, où est-il donc ? Il est dans son Temple, et ce Temple c’est toi ! C’est nous ! Il est là au plus profond de nous-mêmes et c’est là que nous le trouverons, à condition de ne pas vivre seulement à la périphérie de nous-mêmes. Ferme la porte de ta chambre, fais silence dans ton cœur et tu trouveras ton Seigneur et ton Dieu.

Toute l’aventure de notre vie est de chercher Dieu, ou plutôt de le trouver, lui qui ne cesse de venir à notre rencontre !
Et avec Marie et Joseph, nous pouvons reprendre le chemin de Nazareth, dans l’ordinaire de nos vies quotidiennes, Jésus grandira, il sera là à chaque instant et nous serons avec lui, dans l’intimité de chaque instant.

La vie publique de Jésus ou les mystères lumineux

Le baptême de Jésus

Jésus est sur le point de commencer sa mission, il prend place au milieu des pécheurs pour recevoir le baptême de Jean-Baptiste, il prend place au milieu de nous pour nous entraîner à sa suite et nous libérer de tous nos esclavages.

Au moment même où il ressort de l’eau, les cieux se déchirent, désormais la porte du ciel est ouverte, des liens nouveaux vont se tisser entre le ciel et la terre. Désormais nous pouvons tourner nos yeux vers le ciel pour entrer en communion avec Dieu.

Et voilà que l’Esprit Saint apparaît et repose sur Jésus pour ne plus le quitter, pour ne plus nous quitter puisque nous sommes son corps.
Une voix se fait entendre : “Tu es mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour”. Tout l’amour du Père repose sur son Fils bien-aimé, sur Jésus et déjà le cœur de Jésus déborde d’amour, d’un amour qui nous rejoint aujourd’hui encore pour jaillir au cœur de nos vies quotidiennes et nous permettre de laisser cet amour nous envahir, envahir nos familles, nos voisins, nos amis et leur donner à eux aussi de découvrir l’amour fou de Dieu pour nous !

Les noces de Cana

La sainte Vierge est toujours attentive à nos besoins ; la première, elle a compris qu’il n’y avait pas de vin. Ce besoin qu’elle vient de percevoir, elle le confie à Jésus, elle le lui remet dans la confiance.

Elle continue à nous dire comme aux serviteurs : “Faites tout ce qu’il vous dira !” Voici le seul mot d’ordre que Marie nous donne dans tout l’Évangile. Elle sait bien que pour Dieu dire et faire c’est tout un ; c’est pourquoi, elle peut nous dire aujourd’hui encore, “faites tout ce qu’il vous dira”.

Et le miracle a lieu, Jésus transforme l’eau en vin, 600 litres de bon vin. La surabondance divine éclate sous nos yeux éblouis, elle continue à jaillir dans nos vies pour nous permettre de célébrer nous aussi nos noces avec l’époux divin, mais ces noces se célébreront dans le mystère de la croix. Pour l’instant, contentons-nous d’entendre et d’accueillir la parole de Marie : “Faites tout ce qu’il vous dira !

La prédication de Jésus

Les premiers mots qui sortent de la bouche de Jésus dans l’évangile de Marc nous invitent à la conversion et à la foi : “Convertissez-vous et croyez à l’Évangile !” Ici, à Cotignac, Marie nous rappelle ces premiers mots de Jésus : convertissez-vous et que l’Évangile devienne la lumière de votre vie quotidienne.

Dans l’évangile de Jean, les premiers mots qui sortent de la bouche de Jésus prennent la forme d’une question : “Que cherchez-vous ?” Et les deux hommes qui marchaient à sa suite lui répondent : “Maître où demeures-tu ?” Et Jésus de leur répondre : “Venez et voyez !” Nous aussi, Jésus nous invite à venir et à voir, et surtout à demeurer auprès de lui ou plus exactement à apprendre à demeurer en lui. Toute la prédication de Jésus n’a pas d’autre raison d’être que de nous apprendre à vivre dans la famille de Dieu, à vivre dans l’Église, à devenir son corps !

Dans l’évangile de Matthieu, les derniers mots qui sortent de la bouche de Jésus sont merveilleux : “Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.” Vous vous rendez compte !

Enfin, dans l’évangile de Luc, les derniers mot qui sortent de la bouche de Jésus, nous pouvons les recevoir dans l’action de grâce et dans la joie, ils sortent de la bouche du Ressuscité : “Je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Pour vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez, d’en haut, revêtus de puissance.” Jésus nous annonce que la puissance de l’Esprit Saint viendra sur nous, nous sera donnée pour que nous puissions devenir ses témoins aujourd’hui encore.

Après de telles paroles, nous pouvons réentendre le mot d’ordre de la sainte Vierge : “Faites tout ce qu’il vous dira.” Comment après de telles paroles, ne pas prendre la résolution de lire davantage l’évangile, de le lire chaque jour pour nous en nourrir et laisser le Verbe de Dieu prendre chair en nous ?

La Transfiguration

Jésus nous invite à monter avec lui sur une haute montagne et voici qu’il nous apparaît transfiguré, la lumière divine éclaire tout son être. De la même manière, le Christ est venu habiter en nous et lui qui est lumière désire également éclairer tout notre être : “Est-ce que la lumière vient pour être mise sous le lit ou sur le lampadaire ?” Le Christ lumière qui habite en nous, allons-nous le laisser devenir lumière de nos vies ou allons-nous enfouir cette lumière dans nos ténèbres ?

Voici qu’apparaissent Moïse et Élie. Moïse qui avait reçu mission de faire sortir le peuple de Dieu de l’esclavage pour le conduire jusqu’à la porte de la terre promise. Il est là pour témoigner : ce qu’il a fait n’était que l’annonce de ce que Jésus va faire pour nous tous, nous arracher à tous nos esclavages pour nous conduire au chemin de la vie jusque dans l’intimité divine. Élie, lui, ne cessait de proclamer : “Il est vivant le Dieu en présence de qui je me tiens ! Je brûle d’un zèle jaloux pour le Seigneur mon Dieu !” Il avait aussi fait l’expérience qu’il n’était pas meilleur que les autres, mais il lui avait été donné de marcher à la rencontre du Seigneur et de le rencontrer dans la brise légère ! Il est là pour témoigner : la mission de Jésus sera de nous conduire à la rencontre de Jésus et de nous faire entrer dans son intimité.

Mais déjà une nuée les couvre de son ombre, cette nuée, signe de la présence de l’Esprit Saint avait conduit le peuple à travers le désert ; aujourd’hui, elle nous couvre de son ombre pour nous dire que l’Esprit Saint nous accompagnera tous les jours de nos vies pour nous conduire jusqu’à la plénitude de la vie en Dieu dans l’amour infini !
Enfin, une voix se fait entendre : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le !” Comment ne pas entendre cette voix qui nous invite à l’écoute, à l’écoute de Jésus. Il ne s’agit pas seulement d’entendre, il nous demande d’accueillir ses paroles, de les laisser descendre en nous, prendre vie en nous et transfigurer nos vies jusque dans leurs moindres détails.

Puis, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Nous aussi, nous avons été les témoins de cette transfiguration et nous pouvons rester avec Jésus seul sous nos yeux, nous savons qu’il est la lumière du monde. Nous pouvons mettre nos pas dans ses pas, il nous conduira au cœur même de la Trinité sainte pour que nous soyons ce que nous sommes appelés à devenir : les enfants bien-aimés de notre Père du ciel. Il nous a élus en lui dès avant la création du monde pour que nous soyons saints et immaculés dans l’amour, déterminant par avance que nous serions pour lui des fils bien-aimés dans l’unique bien-aimé. Et la joie de Marie aujourd’hui est de nous prendre par la main pour nous donner d’avancer sur ce chemin de vie.

L’institution de l’eucharistie

Nous aurions tous aimé pouvoir partager la vie de Jésus, marcher avec lui sur les chemins de Galilée, partager son intimité. Et voici que par delà son mystère pascal, il a voulu nous laisser sa présence, présence inouïe. Non seulement il demeure au milieu de nous, mais il se donne lui-même en nourriture pour nous assimiler à lui, nous unir à lui. Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ! Ma vie présente, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi.

Comment ne pas avoir soif de recevoir le corps de Jésus, de nous nourrir de sa parole et de son eucharistie qu’il ne cesse de nous donner à chaque messe ? Si nous savions le don de Dieu, nous serions bouleversés par tant d’amour.

Avec le disciple bien-aimé, je peux me pencher sur la poitrine de Jésus pour entendre battre le cœur de Dieu, ce cœur qui brûle d’amour pour chacun de nous !

Ce n’est plus du pain, ce n’est plus du vin, c’est le corps et le sang de mon sauveur ! Il m’a aimé jusqu’à donner sa vie pour moi sur la croix.
Il est là, il est là dans le sacrement de son amour, il est là, il est là celui qui nous donne tout !

Comment ne pas laisser l’action de grâce monter dans nos cœurs pour lui dire merci pour tant d’amour !

Sur le chemin du calvaire ou les mystères douloureux

L’agonie de Jésus

Jésus nous invite à le suivre à Gethsémani pour nous révéler la profondeur de son amour et de l’amour du Père. Il nous a aimés, il m’a aimé jusque là. Il porte mon péché, il porte notre péché, il porte le péché du monde. Mais en même temps, il nous révèle son intimité avec le Père en se tournant vers lui avec le mot du petit enfant : Abba, Papa !
Il nous invite à dire avec lui : “Que ta volonté soit faite !” Son unique désir est d’accomplir la volonté du Père. Cette volonté qui est de sauver le monde et de nous redonner vie.

Il nous invite également à veiller et à prier car l’esprit est ardent mais la chair est faible.

Nous aussi, à l’heure de notre mort, nous serons à l’agonie et nous aurons à dire à la sainte Vierge : prie pour nous pauvre pécheur, maintenant et à l’heure de notre mort.

Nous aurons la sainte Vierge auprès de nous à ce moment-là, mais Jésus lui est seul, entouré seulement de ses disciples qui dorment et qui ne comprennent pas.

Jésus est flagellé

Jésus a été arrêté, il a été condamné, il est bafoué, flagellé ; il est l’agneau qui porte le péché du monde. Il porte mon péché ! Son corps n’est que blessures, chacune d’elles correspond à mon péché, à notre péché !

Tous ses disciples l’ont abandonné, nous aussi souvent nous l’abandonnons et comme Pierre, nous sommes prêts à dire : “Je ne connais pas cet homme !”

Il est seul !

La sainte Vierge, seule, souffre avec lui, communie à sa souffrance, elle offre tout ! Dans le silence.

Jésus est couronné d’épines

Voici notre roi ! Nous rêvons souvent d’un Seigneur, roi de l’univers qui règne en maître, mais voici notre roi. Le Christ vient me révéler qui est Dieu, quelle est sa royauté, une royauté qui n’a rien de commun avec les nôtres, la royauté de l’amour !
Jésus nous invite à dire avec lui le “Notre Père” : “Que ton règne vienne !

Jésus nous invite à découvrir la puissance de l’humilité, il veut nous libérer de l’orgueil qui est en nous comme du chiendent.

La sainte Vierge avec quelques femmes demeure là, silencieuse, elle communie à la souffrance de son Fils, elle ne peut rien faire d’autre sinon de ne faire plus qu’un avec lui.

Jésus, tu es mon Seigneur et mon roi, tu es tout pour moi !

Jésus porte sa croix

Jésus porte sa croix ; par trois fois, il tombe, il tombe pour que je puisse me relever de mes chutes.

Les soldats réquisitionnent Simon de Cyrène, le Père d’Alexandre et de Rufus. Simon, un nom hébraïque, Alexandre, un nom grec et Rufus un nom romain. Toute l’humanité est appelée à être réquisitionnée pour porter la croix derrière Jésus.

Oh oui, Jésus, n’aie pas peur de me réquisitionner pour porter ta croix. Sans cela, je le sais, je n’aurai pas le courage de la porter, et pourtant je désire m’unir à toi sur le chemin du calvaire, comme Marie qui ne dit rien mais ne fait qu’un avec toi.

Jésus est crucifié

Jésus, tu as étendu les mains sur la croix, les soldats ont cloué tes mains et tes pieds ; ils ont dressé la croix entre ciel et terre.

Au pied de la croix Marie est là avec le disciple bien-aimé. Saint Jean ne nous a pas dit de qui il s’agissait comme pour nous inviter à nous approcher et à prendre la place du disciple bien-aimé ; chacun de nous est appelé à être là pour entendre Jésus lui dire : “Voici ta Mère !” en lui montrant Marie. Alors, nous pourrons prendre chez nous la sainte Vierge pour vivre avec elle, dans son intimité, désormais, elle est vraiment notre Mère.
Jésus ouvre la porte du ciel au bon larron et à tous les pauvres de la terre : “Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume !” “Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis !

Alors, Jésus peut mourir, tout est consommé, il peut rendre et donner l’Esprit au monde pour que le monde ait la vie.

Le nouvel Adam est là endormi sur la croix et voilà que la nouvelle Ève jaillit de son côté transpercé : l’eau et le sang en jaillissent, le baptême et l’eucharistie, les deux sacrements qui font l’Église, la nouvelle Ève.
Joseph d’Arimathie arrive, il attendait le royaume de Dieu et il reçoit le corps du Christ dans ses bras.

Au matin de Pâques ou les mystères glorieux

Jésus est ressuscité

Marie pleure, le tombeau est vide, on a enlevé son Seigneur et elle ne sait où on l’a mis. Le jardinier, le jardinier de l’univers s’approche : “Pourquoi pleures-tu, qui cherches-tu ?” “Myriam !” “Rabbouni !” Jésus nous pose à nouveau la question à chacun de nous : “qui cherches-tu ?” Et il nous appelle chacun par notre nom !

Les femmes sont au tombeau, la pierre a été roulée, le tombeau est vide, mais un jeune homme vêtu de blanc leur dit : “Il est ressuscité ! Il est vivant, il vous précède dans la Galilée de vos vies !” Les femmes ne diront rien, mais cela n’a pas d’importance, désormais, le message de Pâques nous est confié à nous les baptisés, nous serons les témoins et nous pourrons crier à nos frères les hommes : “Il est vivant, j’en suis le témoin, il est vivant dans ma vie et vous aussi, il vous précède dans vos vies quotidiennes, c’est là que vous le verrez !”

Pierre et le disciple bien-aimé ont couru au tombeau, avec eux courons et prenons la place du disciple bien-aimé ; nous arriverons les premiers, mais nous attendrons l’arrivée de Pierre pour voir et croire : Il est vivant !

L’ascension

Depuis le soir du vendredi saint, la sainte Vierge avait disparu, mais la voilà de nouveau présente au soir de l’ascension. Jésus vient de nous redire que nous allions être baptisés, plongés dans le Saint Esprit, dans la puissance et la force de l’Esprit pour être ses témoins par toute la terre.

Maintenant, il vient de disparaître à nos yeux, inutile de rester à regarder le ciel, il nous faut revenir dans la chambre haute et rester avec les frères, unanimes dans la prière avec Marie la Mère de Jésus.

Marie entre enfin dans la plénitude de sa mission. Elle a enfanté le fils de Dieu, elle s’apprête à enfanter le corps de son fils dans la puissance de l’Esprit Saint. Cet enfantement continue aujourd’hui encore : Marie continue de m’enfanter pour que je devienne vraiment fils dans le fils.
Demeurons nous aussi en prière avec Marie, la Mère de Jésus pour qu’elle nous donne d’avoir part à sa fécondité de grâce pour enfanter nos frères à la vie divine.

La Pentecôte

Les frères sont tous rassemblés et le grand vent de l’Esprit remplit la maison Église. Une langue de feu est donnée à chacun pour qu’il devienne témoin du ressuscité.

Chacun peut alors se mettre à chanter les merveilles de Dieu et tous les entendent, les comprennent chacun dans sa langue.
Pierre peut alors prendre la parole pour témoigner que Jésus est vivant dans nos vies.

Alors, d’entendre tout cela, ils eurent le cœur transpercé et dirent à Pierre et aux apôtres : “Frères que devons-nous faire !” Il sont prêts à tout, à changer de vie, à apprendre à vivre en Christ, à recevoir à leur tour l’Esprit Saint.

L’assomption de Marie

L’heure est venue pour Marie de partir pour le ciel. La toute pure ne pouvait pas connaître la corruption du tombeau. Elle qui a voulu se révéler à Lourdes, il y a 150 ans, comme l’Immaculée, elle est passée de ce monde à son Père. Elle est entrée dans le ciel avec son corps et son âme, avec tout son être, elle continue cependant sa mission d’enfantement du corps de son fils.

Nous pouvons la contempler et nous réjouir avec elle, en elle nous contemplons l’icône parfaite de l’Église, de ce que nous sommes appelés à vivre quand Dieu fera toutes choses nouvelles au terme de l’histoire.

Marie est couronnée Reine du ciel et de la terre par la Trinité sainte
Le Père lui-même, dans son Fils et au souffle de l’Esprit d’amour ne peut s’empêcher de contempler son œuvre. Toute la création avait pour but la réalisation de l’Église et en couronnant Marie, il contemple la réalisation de son projet d’amour déjà réalisé en Marie.

Il n’y a plus qu’à se taire et à nous réjouir à notre tour !

Conclusion

Le Saint Père en nous invitant à redécouvrir la prière du chapelet, la prière du rosaire, nous invite à redécouvrir le merveilleux projet d’amour du Père pour chacun de nous et pour la création tout entière.

Il nous invite ainsi à pénétrer sans cesse davantage dans l’Évangile qui nous révèle page après page toutes les merveilles de Dieu.

Il nous invite à chanter dès aujourd’hui toutes ses merveilles !

N’ayons pas peur ni honte d’égrener le chapelet comme des enfants heureux de se laisser conduire par Marie sur le chemin de la vie.

+ Mgr Jean-Pierre Cattenoz
Cotignac, veillée mariale, 5 juillet 2008