Une année « sacerdotale »

2 septembre 2009

Mot de l’évêque - Eglise d’Avignon n°51 - Septembre 2009

Au seuil de cette nouvelle année pastorale consacrée
au sacerdoce, tous nous voulons nous engager, avec
détermination et ferveur, afin que cette année soit largement
célébrée dans notre diocèse, nos paroisses,
en chaque communauté locale, avec une implication chaleureuse
de tout le peuple chrétien, qui aime ses prêtres et désire les voir
heureux, saints et joyeux dans leur travail apostolique quotidien.

Durant cette année, l’Eglise voudrait dire, aux prêtres, mais aussi
à tous les chrétiens, à la société tout entière, combien elle est
fière de ses prêtres, combien elle les aime, les vénère, les admire
et reconnaît avec gratitude leur travail pastoral et le témoignage
de leur vie. Vraiment, les prêtres sont importants non seulement
pour ce qu’ils font, mais aussi pour ce qu’ils sont. Dans leur écrasante
majorité les prêtres consacrés au ministère sont des hommes
de prière et de charité pastorale, qui investissent toute leur
existence dans la réalisation de leur vocation et de leur mission,
souvent avec de grands sacrifices personnels, mais toujours avec
un authentique amour pour Jésus-Christ, l’Eglise et les hommes
d’aujourd’hui, solidaires avec les pauvres et ceux qui souffrent.

L’Eglise est fière de ses prêtres à travers le monde entier.
Cette année sera l’occasion d’un approfondissement de l’identité
sacerdotale, de la théologie du sacerdoce catholique et du sens
extraordinaire de la vocation et de la mission des prêtres dans
l’Eglise et dans la société. Cela demandera toute une réflexion et
nous verrons dans les semaines qui viennent quelles initiatives
prendre pour mettre cela en oeuvre dans notre diocèse. Déjà,
tout au long de l’année, le bulletin diocésain mettra en lumière la
richesse des différents visages de la vie de nos paroisses.

Cette année doit être, de façon toute spéciale, une année de prière
des prêtres, avec les prêtres et pour les prêtres, une année de
renouveau de la vie de notre presbyterium et de chaque prêtre.
Par-delà la crise que nous avons traversée, nous devons durant
cette année sacerdotale nous ressaisir tous, nous demander
pardon mutuellement pour toutes les blessures que nous nous
sommes données et surtout tourner nos regards vers le Christ
seule source véritable de notre unité.

Le curé d’Ars est désormais le patron de tous les prêtres du
monde ; il est pour nous une lumière. Il aimait Dieu à un degré
impressionnant, il se sentait appartenir totalement au Christ, ce
qui lui permettait de se mettre au service des hommes. Il était là
pour acheminer les hommes vers Dieu. Il aimait aussi fidèlement
l’Église et il avait un sens très aigu de la mission. Il aimait profondément
sa paroisse, le peuple de Dieu qui lui était confi é et qui
était composé de personnes que l’on ne choisit pas, de toutes
conditions, tous âges, etc… Le curé d’Ars est un homme à redécouvrir.
Affable, vif, Jean-Marie Vianney, le « saint curé d’Ars »
était totalement donné à sa mission spirituelle et pastorale.
Il y avait, chez ce pasteur exceptionnel, une symbiose parfaite
entre son expérience bouleversante de Dieu, l’expression liturgique
de son ministère et sa proximité, son souci permanent de
ses paroissiens, en particulier des plus nécessiteux et des gens
simples. La dimension authentiquement mystique de ce prêtre
apparaissait dans sa façon de célébrer et de prier. Tout cela fait
de lui un modèle pour tout chrétien et tout baptisé mais particulièrement,
bien sûr, pour ceux qui ont un ministère de prêtre
diocésain, ceux qui ont consacré leur vie, en communion avec
l’évêque, à la mission de l’Eglise dans le diocèse, ses paroisses
ou ses services et mouvements.