Les armoiries de l’Archevêque d’Avignon

14 septembre 2011

Signification des armoiries de l’archevêque d’Avignon, évêque d’Apt, Carpentras, Cavaillon, Orange et Vaison-la-Romaine.

Description héraldique
«  D’argent à la croix latine pattée, dite de Boétius, de gueules, chargée en pointe d’une étoile à 6 rais du champ, accostée en chef de deux étoiles à 6 rais de gueules, chargée sur le tout, d’un écusson de gueules abaissé sous le patibulum, à la colombe stylisée du saint-Esprit posée en bande, du champ.  »
 
Devise
Spiritu et ambulate
Pneumati kaiv stocwmen
(Galate 5, 25)

Explication symbolique
Au coeur de l’écu, il y a la colombe du Saint Esprit qui descend. L’écusson qui le porte, évoque la forme d’un coeur, comme une invitation à accueillir ce don de Dieu.

 
Les trois étoiles, qui évoquent les armes du Carmel sont rayonnantes par rapport au Saint Esprit. Le Saint Esprit est au coeur. Le tout est unifié par la croix de Boétius, dont la forme est celle de la profession dans l’Institut Notre Dame de Vie.
 
L’ensemble des 3 étoiles et de l’écu, forme une figure en Y, appelée pairle, en héraldique, qui évoque schématiquement la position de l’orant, les bras levés au Ciel pour supplier, certes mais aussi pour accueillir la grâce.
 
En outre, les étoiles du haut peuvent figurer le Père et le Fils, et la colombe le Saint Esprit, révélés, donnés, transmis par la croix, pour se donner à l’étoile qui est au pied de la croix. Cette étoile qui reçoit la Sainte Trinité, par la Croix, c’est Marie («  et au pied de la croix de Jésus se tenait Marie, sa mère  » Jn 19, 25), la première Église.

Le fond d’argent (blanc) évoque les 3 blancheurs : Marie, l’Eucharistie et le pape ; par là, c’est l’Église qui est représentée, dans toutes ses dimensions, animée, embrasée par le Don de l’Esprit, par la croix du Seigneur («  ayant dit cela, il remis l’Esprit  » Luc 23, 44).

Les armes redisent et approfondissent ce que proclame la devise : se laisser guider par l’Esprit Saint, à l’image et à la suite de Marie, accueillir dans la foi, le don de Dieu. Ce qui est une réalité singulière pour Marie, est la réalité propre de toute l’Église, et en particulier d’une Église diocésaine et de son pasteur, et c’est la réalité spirituelle de tout chrétien.